Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Une croyance à haut risque !

Nous croyons que la réalité est celle que nos sens perçoivent : la « faute » à la conscience et à son effet miroir qui se fait une image des informations venues de l’extérieur pour agir et conserver, coûte que coûte, l’équilibre intérieur.


De ce regard fixé sur notre seule humanité, nous en avons oublié le lien intime que nous avons avec le niveau d’organisation qui nous englobe, celui de la Terre. Nous nous croyons séparés pour ne voir de ce qui nous entoure qu’un formidable jardin où nous pouvons puiser à l’infini, sans s’occuper si notre comportement a une incidence sur l’équilibre de celui-ci.

Or, un individu, c’est d’abord un organisme vivant, un être qui fait partie d’un Tout et qui répond à la logique du vivant. Depuis la molécule, la cellule, l’organe (rein, foie, cœur…), le système (vasculaire, endocrinien, digestif…) jusqu’à l’individu (unité indivisible organisée).
Et cet individu s’inscrit dans un environnement, il vit dans un espace-temps socio culturel, et dans cet espace il entretient des relations et des échanges : au niveau familial, professionnel, amical, national, jusqu’à l’organisation au niveau mondial de l’espèce humaine.
Mais pas que puisqu’il dépend aussi de la qualité de l’air qu’il respire, de la qualité de l’eau et des aliments qu’il absorbe… Tout individu a besoin d’énergie, énergie qui nous vient des molécules des végétaux via leur travail de photosynthèse. D’où notre lien avec le règne végétal et animal, mais aussi avec les sols et la roche de notre biosphère, et plus loin, le soleil qui rend possible la photosynthèse.

Y porter atteinte, c’est porter atteinte au vivant ! Et au vivant que nous sommes …

Aujourd’hui l’alarme sonne, et sonne de plus en plus fort… nous commençons juste à voir et vivre les désagréments de ce déséquilibre, mais nous avons bien du mal à changer nos habitudes de vie.
On le sait, mais jusque-là…. Ça va !  et nous continuons à chanter « tout va très bien Madame la marquise ».
Et il y a un risque et un coût élevé pour nous individu, et pour tout ce qui nous environne, si nous continuons à croire que nous pouvons agir sur notre environnement et que lui n’agit pas sur nous. Ne serait-il pas temps  de changer certaines de nos habitudes consuméristes ? Nous en avons les moyens et les ressources.

En quoi la Logique Émotionnelle pourrait-elle nous aider à mieux accepter cette réalité ?

En nous donnant à comprendre cette logique du vivant justement, avec les différents niveaux d’organisation de notre structure, qui est d’abord corporelle avec des milliards de cellules qui coopèrent pour maintenir notre structure individuelle vivante. A comprendre pourquoi nous nous sentons submergés par nos émotions jusqu’à en perdre notre latin, pourquoi nous ressentons l’angoisse ou la déprime jusqu’à en perdre la raison, et pour… quoi enfin nous répétons des comportements dont nous aimerions tant nous défaire !

Nous sommes des êtres de mémoire qui répétons les comportements qui ont permis ce maintien par le passé. Cela s’appelle les habitudes. Elles répondent à notre désir de vie, ont leur intelligence, mais à défaut d’y mettre de la conscience, elles s’imposent avec leurs corollaires : l’angoisse et le mal-être, et tout un monde de représentations et de croyances.

Nous vivons dans un monde de défis. Ces systèmes de représentations et de croyances sont des programmes mentaux que nous avons mis en place au fur et à mesure des difficultés rencontrées, qui nous ont été utiles car ils nous ont donné des repères pour garantir notre sécurité, prendre notre place dans le monde, et nous protéger de la souffrance. Ces programmes peuvent aussi devenir nos ennemis et nous enfermer dans nos représentations, bloquer nos mouvements et notre créativité, et qui ne nous évitent même plus d’être submergés et accablés par ces défis.

Lo logique émotionnelle nous invite à repérer nos croyances et nos évidences toutes les fois où nous pensons ne pas pouvoir faire autrement, malgré le coût sur nos vies et nos relations.
Et à chercher d’où me vient cette évidence ? Ai-je agi pour protéger, préserver quelque chose ? Quand nous comprenons le sens de nos actes, nous pouvons alors reconsidérer ceux-ci et voir si nous pouvons faire différemment…
Nous avons beaucoup plus de ressources que ce que nous croyons.

La découverte de notre nature physique nous amène à prendre conscience des différents niveaux de notre être et des relations que nous avons avec toute forme de vie.  Nous pouvons nous ouvrir à cette réalité et élever nos niveaux de conscience.
Cessons d’être soumis au système, emparons-nous de sa connaissance et sa logique pour l’employer à notre bénéfice, qui est aussi celui de notre entourage et notre environnement.
En commençant là où nous avons la main : c’est-à-dire le respect de notre être et sa bio-logique, ainsi nous sommes naturellement amenés à respecter les autres et la nature.

Sylvie Alexandre Rochette

Tous mes vœux pour la nouvelle année à toutes et à tous

Voilà un rituel auquel nous cédons avec joie, comme un bon augure. Santé, réussite, bonheur, projets, rencontres sont appelés à l’aube de cette année nouvelle. Autant de souhaits pour que se déploie la joie dans nos vies et que soient repoussées la peine, la peur ou la colère.


Mais, n’est-ce pas un peu court de se considérer comme de simples consommateurs recevant ces bonheurs comme des cadeaux ?


La compréhension de la logique de nos émotions pourrait-elle nous aider à agir pour que cette année soit — effectivement — bonne pour chacun autrement que par l’évitement des problèmes et des malheurs, par le contrôle de soi, des autres et des situations ou par la discrétion du repli sur soi ?


Ce qui pourrait commencer par rendre notre vie meilleure peut sembler paradoxal : il s’agit de faire corps avec ce qui est là, en nous et autour de nous et d’ouvrir nos sens à la nouveauté… puisque c’est bien elle que nous fêtons ! Et donc à l’inconnu !


Oser regarder et voir, oser écouter et entendre la réalité telle qu’elle se présente à nos sens, à notre corps vivant… quelques centièmes de secondes avant que nos interprétations, nos jugements ne s’emparent de cette expérience pour l’évaluer à l’aune du déjà connu.


Nous laisser surprendre, regarder soi, l’autre, la situation comme inconnue, c’est nous donner l’occasion d’apprivoiser le nouveau de cette année qui débute… et éviter qu’elle ne ressemble aux précédentes.


De la qualité de cette rencontre avec le réel va dépendre l’ensemble de nos actions : est-ce que je vois ce qui est là présent, nouveau ou bien est-ce que je me représente ce que je vois selon ce que j’attends et connais déjà ?  Car, si nous ne pouvons échapper au besoin d’exister, notre cerveau peut nous jouer un tour en privilégiant le connu et l’attendu plutôt que le réel. C’est là que nos émotions s’emballent…

Car ce ne sont pas nos ressentis qui guident nos actions mais bel et bien notre désir.


Pour que confiance et dignité riment avec appétence et courage, pour vivre la vie qui est la nôtre dans une époque chargée de bouleversements présents et à venir, d’enjeux sociétaux et environnementaux, ouvrir nos sens peut nous aider à ouvrir notre cœur.


Faisons ensemble une place à la Nouveauté de l’Année 2019

Catherine Aimelet Périssol

Ysée et Croco sont en colère

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

A quoi servent nos émotions ?

La collection Mes Zen’Émotions (Éditons Leduc.s Jeunesse) donne des clés aux enfants comme aux parents pour mieux vivre leurs émotions.

Cette collection est dirigée par Catherine Aimelet Périssol

Ysée et Croco n’ont même pas peur

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

A quoi servent nos émotions ?

La collection Mes Zen’Émotions (Éditons Leduc.s Jeunesse) donne des clés aux enfants comme aux parents pour mieux vivre leurs émotions.

Cette collection est dirigée par Catherine Aimelet Périssol

Émotions, quand c’est plus fort que lui. Aider son enfant de 3 à 11 ans à bien grandir

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

Une priorité grillée au toboggan met votre enfant dans tous ses états ?

Un lego qui refuse obstinément de s’emboîter le fait voir rouge ?

Une remarque de la maîtresse le plonge dans l’angoisse ?

Un « T’es plus mon copain » le transforme en madeleine ?
Petits tracas ou gros soucis, ces événements du quotidien créent chez l’enfant de vives émotions, et pour cause…

Que faire quand l’enfant est débordé par ces émois ? Comment réagir sans sombrer nous-mêmes dans le plus profond désarroi  ?

Jamais sans mon doudou, que serais-je sans toi ?

Émission du 30 avril 2018 présentée par Agathe Lecaron

De la traditionnelle peluche toute usée au vieux tee-shirt de maman, le doudou peut prendre toutes les formes.

Cet objet que l’enfant cajole et traîne partout tient une place privilégiée dans son univers. Pas question de s’endormir sans lui ou de l’oublier chez la nounou !

Quel rôle joue le doudou ?

Comment réagir quand il est perdu ?

Et jusqu’à quel âge votre enfant en aura-t-il besoin ?

Avec nous pour en discuter :

  • Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute, auteure du livre « Emotions, quand c’est plus fort que lui ! » et des livres jeunesse « Ysée et Croco » , aux Editions Leduc.s.
  • Éléonore, maman de Lilou (8 ans), Manon (4 ans) et Coline (2 ans). Elles ont toutes un ou des doudous ! La famille a donc vécu des heures incalculables de recherche de doudous, des drames mais aussi de grandes histoires d’amour.

Émotions, quand c’est plus fort que moi. Peur, colère, tristesse : comment faire face

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2017)

Cesser d’être émotif ?

Mauvaise idée !

Nos émotions sont des atouts : elles nous servent de signaux d’alarme.

En s’appuyant sur les dernières recherches en neuroscience, qui expliquent notre fonctionnement, les auteurs nous guident vers l’apaisement.

Indispensables pour les victimes de tsunamis émotionnels… et pour tous les autres.